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Jorge Vilda quitte son poste de sélectionneur de la sélection féminine espagnole

La Real Federación Española de Fútbol (RFEF) a annoncé mardi le départ imminent de Jorge Vilda, l’entraîneur de l’équipe nationale féminine. Cette décision intervient après une réunion tenue ce matin à Las Rozas, en présence de Pedro Rocha, président par intérim de la RFEF. Vilda quitte son poste après avoir remporté la Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande et en Australie, mais également après une longue polémique avec les joueuses. Son départ devait être officialisé avant la prochaine convocation, prévue pour le vendredi 15 septembre, en vue des matchs de la Nations League contre la Suède (22 septembre) et la Suisse (26 septembre), des rencontres cruciales pour la qualification aux Jeux Olympiques.

Le sort de Vilda en tant que sélectionneur national était incertain depuis la semaine dernière. Lors de la réunion de la Commission des Présidents Territoriaux de la RFEF, il a été conclu que sa continuité n’était pas possible sous aucun prétexte. C’est donc Pedro Rocha, président par intérim, qui a mené les discussions pour son départ. Les raisons principales de cette décision sont la protestation publique des “15”, sa supposée implication dans les pressions exercées sur Jenni Hermoso et son entourage afin qu’elle apparaisse dans la vidéo d’excuses de Rubiales, son soutien explicite à l’ancien président malgré le communiqué de censure envoyé après l’assemblée déjà célèbre, ainsi que la position des 23 championnes du monde et de nombreuses autres joueuses qui ont déclaré qu’elles ne reviendraient pas en sélection si les mêmes dirigeants étaient maintenus. Vilda était fortement remis en question depuis l’affaire des “15”. Il restera néanmoins associé à la réussite historique de la Coupe du Monde, un exploit majeur pour le football féminin espagnol.

Le contrat de Vilda avec la Fédération courait jusqu’en 2024, pour un salaire d’environ 160 000 à 170 000 euros, révélé publiquement par Rubiales lors de l’Assemblée. C’est à ce moment-là que Rubiales a annoncé son intention de prolonger le contrat de Vilda en quadruplant ses émoluments actuels. “J’ai activé les mécanismes pour entamer une négociation avec toi, et je t’invite à rester avec nous pendant les quatre prochaines années, en gagnant un demi-million d’euros par an. Tu le mérites”, avait déclaré le président fédéral de l’époque. Cette prolongation était toutefois dépourvue de validité juridique, car le contrat n’avait pas été signé par écrit et relevait de la compétence de la propre Junta Directiva de la RFEF.

La Fédération doit maintenant décider du remplaçant ou de la remplaçante de Vilda. Montse Tomé, l’adjointe de l’ancien sélectionneur, est considérée comme la favorite pour assumer ce rôle. Cette décision sera cruciale pour l’avenir de l’équipe nationale féminine espagnole, qui a connu un succès remarquable sous la direction de Vilda.

Cet événement marquant dans le monde du football féminin met en lumière les défis et les enjeux auxquels sont confrontées les équipes nationales. Il souligne également l’importance du leadership et de la communication au sein de ces équipes.

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