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Euro 2020: L’Angleterre accrochée par l’Ecosse à Wembley (0-0)

Dans un choc du groupe D de l’Euro, l’Angleterre et l’Ecosse se sont quittées sur un score nul et vierge (0-0).

Brouillonne en attaque et parfois bousculée défensivement, l’Angleterre n’a pu faire mieux qu’un 0-0, vendredi à Wembley, contre des Écossais qui préservent leurs chances de qualification dans le groupe D de l’Euro.

Avec 4 points, l’Angleterre rejoint la République tchèque, tenue en échec par les Croates (1-1) un peu plus tôt, alors que les Eccossais sont à égalité avec les vice-champions du monde, avec 1 point, avant une dernière journée où tout sera possible.

Après une entrée en matière plutôt réussie contre la Croatie (1-0), ce nul est un coup d’arrêt pour l’Angleterre, renvoyée à ses carences dans l’animation offensive et qui n’a, cette fois, pas été sauvée par des individualités.

Symbole de cette faillite en attaque, Harry Kane a été transparent, remplacé à un quart d’heure de la fin par Marcus Rashford guère plus en vue.

Mais il serait injuste de faire porter au seul capitaine le chapeau de ce nul forcément décevant.

Gareth Southgate, qui n’avait modifié que sa paire de latéraux par rapport au premier match – Luke Shaw et Reece James remplaçant Kieran Trippier et Kyle Walker afin de bénéficier d’une plus grande maîtrise technique – devra rapidement trouver une solution sous peine de voir la frustration populaire croître.

Son équipe n’a jamais trouvé la solution face au solide et dynamique 3-5-2 fétiche de son voisin du nord qui a fait mieux que se défendre.

Les Three Lions n’ont ainsi pas trouvé le cadre de toute la première période, une première à Wembley depuis novembre 2017 en amical contre l’Allemagne et même depuis novembre 2014 contre la Slovénie pour un match de compétition officielle.

A l’inverse, en prenant le risque de titulariser dans sa défense centrale un arrière gauche, Kieran Tierney, et un milieu de terrain, Scott McTominay, Steve Clarke a remporté la bataille tactique.

Jeunesse et talent ne suffisent pas

Le défenseur des Gunners et celui des Red Devils ont apporté leur agressivité mais aussi leur qualité dans la relance, ainsi que leur capacité à apporter le surnombre, comme sur la meilleure occasion écossaise, quand Daniel O’Donnell a repris de volée un centre de Tierney, forçant Jordan Pickford à une parade périlleuse au ras d’une pelouse rendue fusante par la pluie qui n’avait cessé depuis la veille au soir (30e).

Avant cela, il est vrai que John Stones avait trouvé le poteau d’une tête déposée sur corner (12e) et en seconde période, Mason Mount avait mis David Marshall à contribution en le forçant à boxer une frappe de 22 mètres (48e).

Mais c’est bien peu pour un prétendant à la victoire finale.

Autre pari gagnant de Clarke, la titularisation au milieu du jeune milieu de terrain de Chelsea, Billy Gilmour (20 ans), dont c’était la troisième sélection seulement, mais qui a contrôlé le tempo avec calme et propreté dans ses interventions pour son équipe, tel un vieux briscard.

Le talent et la jeunesse de l’équipe anglaise – le onze de départ était le plus jeune jamais aligné par l’Angleterre en phase finale d’un grand tournoi – ne masquera pas le fait qu’elle n’a pas réussi à réellement inquiéter la troisième équipe la plus mal classée selon la Fifa dans ce tournoi.

La dernière journée, mardi prochain, au cours de laquelle l’Angleterre recevra les Tchèques, qui ont une meilleure différence de but, à Wembley, pendant que l’Écosse jouera son va-tout contre la Croatie dans son Hampden Park, à Glasgow, sera passionnante.

Mais l’Angleterre, qui visait une première place et un huitième de finale à domicile, se serait bien passée de ce suspense.

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