Ce n'ont pas été les meilleures semaines pour Rafael Leao et Theo Hernandez, le duo de gauche que de nombreux fans de l'AC Milan considèrent comme les deux meilleurs joueurs de l'équipe.
La Gazzetta dello Sport commence un reportage intitulé « crises de colère, mercato et visages longs : c'est ainsi que le côté gauche des rêves a déraillé » en parlant de la façon dont les deux hommes ont construit une incroyable entente au cours de leurs cinq années à Milan, et sont capables d'illuminer n'importe quel stade.
Mais ces derniers temps, le train est passé à voie étroite, comme un train à grande vitesse obligé de circuler sur la ligne la plus lente. C'est un problème et pas des moindres, car “Theao” était, et est toujours, la plus grande force de l'équipe des Rossoneri. C'est l'axe des merveilles, et ce sont les hommes que beaucoup d'entraîneurs aimeraient avoir dans leur vestiaire.
Le fait est qu'ils ne connaissent pas de terrain d'entente. Le problème est qu'à leur âge, qui n'est plus si jeune – 26 ans pour le Français, 25 pour le Portugais – ils restent inconstants, soit en roulant à 160 km/h et en faisant preuve de créativité, soit en commettant des erreurs et en ayant du mal à influencer le jeu.
Pour Theo, le départ de Paolo Maldini a souvent eu des conséquences négatives sur lui. Le problème est que la mauvaise forme du latéral a également eu des conséquences sur sa forme avec la France. Il a connu des difficultés lors de la défaite 3-1 contre l'Italie il y a quelques jours et a débuté sur le banc hier soir.
Theo et Leao ont un parcours assez parallèle, avec plusieurs points communs. Du talent et de l'incohérence, ainsi que des performances insuffisantes et des erreurs dans cette période spécifique. Saga de la pause rafraîchissante C'était l'épisode le plus marquant, mais la dispute de Leao avec un fan à Parme révèle également un manque de calme.
A tout cela s'ajoute une approche mentale incongrue dans cette première partie de saison, bien expliquée par une certaine distraction sur le terrain. Leao, contrairement à Théo, a sans doute moins d'urgence dans sa tête à monter d'un niveau en termes de club.
C'est aussi parce que Milan lui a offert tout ce qu'on peut lui offrir : le salaire le plus élevé de l'équipe, l'aide pour résoudre le conflit avec le Sporting CP, le maillot numéro 10, le statut de star incontestée, parfois même le brassard de capitaine. Pourtant, lui aussi voyage avec un moteur encrassé, et cela lui arrive aussi en sélection nationale.
Septembre sera déjà un mois décisif pour Milan et pour “Theao”, car Liverpool et l'Inter coup sur coup nous diront si les mêmes gros échecs vont affliger ce groupe sous un nouvel entraîneur ou s'il faudra passer à une autre vitesse.

