Robinho a été condamné par Cour de cassation italienne à neuf ans de prison pour viol en réunion. Les juges de la troisième section pénale, réunis à Rome, “ont considéré que l’appel interjeté par le joueur était irrecevable et que la condamnation est donc définitive“, a déclaré à la presse l’avocat de la victime, Jacopo Gnocchi. “Au total, quinze magistrats italiens ont estimé que les accusations ont été amplement prouvées. Notre souhait est que le Brésil exécute la sentence“, a-t-il ajouté.
D’après la Gazzetta dello Sport, le parquet de Milan va déposer prochainement une demande d’extradition vers l’Italie pour Robinho. Le 19 janvier, la Cour de Cassation italienne avait confirmé la condamnation du Brésilien à 9 ans de prison pour viol en réunion.
Dura lex sed lex
Les faits remontent au 22 janvier 2013, lorsque Robinho évoluait à l’AC Milan. Selon les médias de l’époque, Robinho et cinq de ses amis auraient fait boire une jeune femme albanaise de 22 ans “au point de la rendre inconsciente et incapable de résister“. Ils auraient ensuite eu avec elle “des rapports sexuels multiples et consécutifs“. Un tribunal de la ville lombarde l’avait reconnu coupable en 2017 de viol en réunion sur cette jeune femme et l’a condamné à neuf ans de prison. Cette peine avait été confirmée par une cour d’appel en décembre 2020. Robinho avait déjà été arrêté en Angleterre en 2009, après avoir été soupçonné d’avoir violé une femme dans une boîte de nuit de Leeds.
Un mandat d’arrêt international va également être lancé dans les prochains jours contre l’ancien ailier de 38 ans, qui vit actuellement au Brésil. La constitution brésilienne n’autorise pas l’extradition de ses citoyens, mais le mandat international permettra d’arrêter l’ancien attaquant de la Seleção dès qu’il quittera le Brésil.

