L’équipe nationale espagnole s’est imposée dans un match d’une facilité enfantine, illuminé par le talent de Lamine et Nico Williams, complété par le courage de Carvajal et Cucurella, et le but salvateur d’Oyarzabal.
L’Espagne affrontait l’Angleterre en finale de l’Euro 2024 dans un match dramatique, décidé dans les derniers instants par Oyarzabal. Les choix de Luis de la Fuente se sont avérés payants et la Roja a remporté un titre largement mérité.
La première mi-temps a été très équilibrée avec deux équipes solides. L’Espagne a eu la malchance de perdre Rodri sur blessure. Zubimendi est entré à sa place et s’est révélé être un porte-bonheur, car peu de temps après son entrée, Nico a ouvert le score sur une nouvelle passe décisive de Lamine Yamal. L’Espagne a eu des occasions de marquer un deuxième but et, bien qu’elle ait concédé l’égalisation, elle a réussi à arracher la victoire in extremis.
Unai Simón (7) Sûr: Cette fois-ci, il n’a pas commis les excentricités d’autres rencontres. Il a tenu sa position et a stoppé un bon ballon de Foden avant la pause. Il n’a rien pu faire sur l’égalisation et Olmo l’a sauvé d’un second but.
Carvajal (8) Bestial: C’est un animal de compétition et il a montré qu’il était d’un autre calibre. Il a tout donné, a été infranchissable et a trouvé une parfaite entente avec Lamine Yamal.
Le Normand (5) Irrégulier: Il s’est fait prendre au début du but de Palmer en ne montant pas hors-jeu. Une erreur qui a coûté cher et qui a terni un match jusque-là plus qu’honorable.
Laporte (7) Déterminé: Il a joué avec la hiérarchie qu’on attend de lui. Il n’était pas au meilleur de sa forme en arrivant, mais il a monté en puissance pour devenir le leader de la défense. Il a tenu Harry Kane en échec.
Cucurella (9) Rebelle: Peu importe qu’on le siffle ou qu’on le hue, Cucurella est un titan. Il a été le cœur de l’Espagne sur le flanc gauche et a couronné sa prestation par la passe décisive à Oyarzabal pour le 2-1.
Rodri (6) Souffrant: Il avait forcé sur tous les matchs après une saison très dure, mais il n’en pouvait plus. Il a tout donné en première mi-temps jusqu’au moment de son remplacement à la pause.
Fabián (7) Robuste: Quelle pépite l’équipe nationale possède ! Il est agile pour se déplacer sur tout le terrain comme une locomotive et a la confiance nécessaire pour se projeter vers l’attaque.
Dani Olmo (8) Sauveur: En attaque, il a bataillé contre toute la défense et le milieu de terrain anglais à la recherche d’espaces. Son engagement a été scellé en empêchant sur la ligne l’égalisation de l’Angleterre à la dernière minute.
Lamine Yamal (9) Elu: C’est un footballeur né pour la gloire. Il a délivré sa quatrième passe décisive du championnat pour le but de Nico Williams. Bien qu’il n’ait pas été précis dans la finition, personne au monde ne passe le ballon comme lui.
Morata (6) Enragé: Il a multiplié les courses d’un côté à l’autre, en défense, en attaque, mais il lui a manqué de la finesse. Il s’est battu bec et ongles et a défendu ses coéquipiers en tant que capitaine dans les duels entre les deux équipes.
Nico Williams (9) Illuminé: C’est un régal de le voir s’amuser sur le terrain. Il ne se cache jamais, dribble et a une frappe précise comme on l’a vu sur le but qui a ouvert le score.
De la Fuente (8) Historique: Ses paroles sur le fait que l’Espagne est une équipe ne sont pas vides de sens. Avec des remplaçants théoriques comme Zubimendi, Oyarzabal ou Nacho, il a réussi à s’assurer une victoire qui lui offre son deuxième titre d’entraîneur. Un coach qui est déjà une légende.

