La FFF condamnée dans une affaire de harcèlement sexuel

Redaction
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La Fédération française de football a été condamnée vendredi par le Conseil du travail de Paris dans une affaire de harcèlement sexuel portée par un ancien employé.

La FFF est accusée de ne pas avoir respecté ses obligations d’employeur.

Le tribunal a condamné la FFF à verser 10 000€ de dommages et intérêts. Le tribunal a décidé que le demandeur avait bien « subi des actes de harcèlement sexuel de la part de M. Marc Varin (directeur financier) ».

Et la fédération a failli à ses obligations de créer un lieu de travail sûr – Florence Hardouin, directrice générale de la FFF, avait envoyé une convocation à Varin pour lui rappeler sa conduite professionnelle et mis en place une formation « anti-harcèlement » pour tous les salariés.

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Cette affaire a été initialement entendue par une juridiction inférieure de Paris à l’automne 2018, mais les accusés ont été déclarés non coupables faute de preuves suffisantes. Le demandeur a fait appel de la décision et a maintenant gagné.

Un rapport de l’inspection du travail, rédigé en novembre 2018, a révélé qu’il s’agissait de plusieurs tentatives d’embrassement forcé de la part de Varin, dont une tentative avec deux témoins présents, était une agression sexuelle.

Contactée par L’Équipe, la FFF affirme qu’elle n’a pas encore été informée de la décision rendue par le tribunal mais si et quand elle l’est, elle compte faire appel.

L’avocate de la demanderesse, Maître Marie-Alix Canu-Bernard, avait ce qui suit à dire sur le jugement rendu aujourd’hui :

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« Une fois de plus, le tribunal du travail s’est montré plus rigoureux que le tribunal pénal, qui avait étonnamment rejeté à la hâte la plainte du salarié, contrairement aux conclusions des enquêteurs. Le conseil des prud’hommes a nécessairement pris en considération la gravité des faits, l’attitude irresponsable, voire agressive de la FFF envers son salarié depuis la révélation de ces prétentions… cette décision vient clore une douloureuse procédure à laquelle on n’ose imaginer que ce dernier suivre.”

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