L'Inter Milan et l'AC Milan devront démontrer qu'ils ont rompu leurs liens avec des groupes ultras dans le cadre de la dernière répression contre les ventes illégales présumées de billets.
Ceci selon le média italien Calcio et Finance. Ils rapportent que les autorités anti-mafia italiennes ont ouvert une enquête « préventive » sur les deux clubs au milieu du dernier scandale de vente de billets.
Aujourd'hui, les autorités anti-mafia italiennes ont ouvert une enquête très médiatisée sur les activités présumées du groupe Inter ultras Curva Nord et de son homologue de l'AC Milan Curva Sud.
Le nœud de l'affaire est l'implication du groupe dans les matches des deux clubs à San Siro. Les autorités ont procédé à plusieurs arrestations de membres éminents des groupes ultras des deux clubs.
Mais en même temps, il y a aussi une affaire dans les deux clubs milanais.
Cependant, comme le rapporte Calcio e Finanza, les clubs ne font pas l'objet d'une affaire pénale. Il s’agit plutôt d’une affaire « préventive » visant à garantir un respect maximal de la loi.
L'Inter et l'AC Milan doivent montrer des liens rompus avec les groupes Ultras
La principale préoccupation des autorités anti-mafia italiennes face à ce dernier scandale est de s'assurer que l'Inter et Milan n'ont pas facilité les activités illégales de leurs groupes ultras.
Il n'y a aucun soupçon que l'un ou l'autre club ait été directement impliqué dans des activités illégales.
Ces activités présumées comprennent la vente de boissons et de concessions, l'extorsion de places de parking et, surtout, l'extorsion.
En outre, les procureurs anti-mafia allèguent une implication entre les ultras de l'Inter et de Milan et d'importantes organisations mafieuses, en particulier de la région de Calabre.
Entre et Milan ne peut être impliqué directement dans de telles activités. Mais les procureurs vont contre-interroger les clubs pour tenter de comprendre dans quelle mesure ils ont facilité les activités.
Calcio e Finanza rapporte que les procureurs pourraient invoquer l'article 34 du décret législatif 159/2011.
Cet article concerne une éventuelle négligence, inaction ou « mauvaise organisation interne » au sein d’une entreprise qui pourrait faciliter des activités illégales.
Les autorités ne porteraient certainement aucune plainte pénale contre l'Inter ou Milan dans le cadre de cette affaire.
Toutefois, les procureurs examineront les activités commerciales des clubs. Plus précisément ceux relatifs à la vente de billets.
Si les procureurs découvrent que la gestion des journées de match à San Siro par les clubs a permis aux membres du crime organisé de générer des profits et de « légitimer » leurs activités, ils pourraient alors recommander des mesures.
Calcio e Finanza qualifie cependant les mesures potentielles de « thérapeutiques » plutôt que punitives.
Les autorités détermineront si l'Inter et Milan peuvent gérer eux-mêmes le processus de séparation de leurs groupes ultras au milieu de ce dernier scandale.
Il pourrait toutefois être possible que les procureurs soient directement impliqués. Ils pourraient recommander un programme visant à éliminer les liens avec des activités présumées illégales.
Qui a été arrêté dans le dernier scandale des billets des Ultras ?
Le catalyseur qui a déclenché cette dernière tempête juridique autour des ultras a été le meurtre d’Antonio Bellocco. Bellocco était un membre éminent du groupe ultras Curva Nord de l'Inter.
L'auteur du meurtre était Andrea Beretta. Beretta est un autre ultra en vue de l'Inter, qui a également des liens avec le crime organisé.
Aujourd'hui, l'enquête menée par les autorités a conduit à dix-neuf arrestations. Seize ultras de premier plan sont actuellement en prison. Et puis trois autres sont assignés à résidence.
Marco Ferdico est l'un des principaux membres du groupe ultras Curva Nord. Ensuite, le leader des ultras milanais Luca Lucci a également été arrêté.
Lucci et Ferdico sont tous deux « célèbres » dans les cercles ultras.
L'Inter et Milan devront démontrer qu'ils ont suffisamment coupé les liens avec ces individus et leurs activités criminelles présumées dans le cadre de l'affaire en cours.
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