L'AC Milan a connu un match en montagnes russes contre la Lazio samedi soir, les deux équipes menant au Stadio Olimpico mais ont dû se contenter d'un match nul 2-2.
Milan a pris l'avantage en première mi-temps grâce à Strahinja Pavlovic, qui s'est élevé le plus haut au premier poteau pour reprendre un corner de Christian Pulisic et marquer ainsi son premier but pour le club depuis son arrivée du Red Bull Salzbourg.
Mais les locaux ont renversé la situation en quelques minutes seulement en seconde période, grâce à Nuno Tavares qui a servi les deux buts depuis le côté gauche. Le premier centre en retrait a été tiré par Taty Castellanos, tandis que le second a été marqué par Boulaye Dia.
Rafael Leao allait finalement être le sauveur des Rossoneri, en s'associant à Tammy Abraham et Theo Hernandez pour tirer à ras de terre et donner une première passe décisive à l'attaquant anglais. Le résultat final, cependant, est que Milan est sans victoire lors de leurs trois premiers matchs.
Notre écrivain Rohit Rajeev donne un aperçu tactique du match depuis la capitale, plus précisément d'un autre effondrement défensif qui a mis le résultat en péril.
Pour le premier but, Youssouf Fofana marquait Dia et Fikayo Tomori marquait Tavares. Dans la séquence de jeu qui a mené au but, Tavares devance Tomori et Dia fait une course dans le champ de Fofana qui la rate. Les deux se combinent pour marquer.
— Rohit Rajeev (suivre @keralista) (@keralista_v2) 2 septembre 2024
Même si les gens attribuent une grande part de responsabilité à Emerson Royal, il y a plus d'un joueur milanais coupable dans cette situation puisque Tavares a effectué une course démarquée qui l'a placé devant le Brésilien.
Samuel Chukwueze n'a pas fait grand-chose pour bloquer la passe ou suivre Nuno tandis que Tomori n'a rien fait à propos de l'espace derrière Royal.
— Rohit Rajeev (suivre @keralista) (@keralista_v2) 2 septembre 2024
Il est utile de revenir un peu en arrière et de faire une comparaison. Lorsque le Milan était entraîné par Stefano Pioli, ils utilisaient un système de pressing orienté vers l'homme, un système très courant et même privilégié par les entraîneurs italiens.
Dans ce système, même s'il avait une structure de base, une grande partie de celle-ci était définie par la direction prise par les joueurs adverses. La conséquence était que les joueurs suivaient.
Sous la direction de Fonseca, Milan utilise un système de marquage par zones où les joueurs sont couverts par des espaces et non par des joueurs. Tout joueur qui entre dans leur zone est pressé de manière proactive, sinon le joueur des Rossoneri reste sur ses positions.
L'une des règles essentielles du marquage zonal est la cohésion et la concision des espaces, un point sur lequel Ariggo Sacchi a insisté à maintes reprises. Il doit y avoir une compacité verticale et horizontale.
Quelques secondes avant le deuxième but, vous pouvez voir l'espace derrière Emerson et comment Tomori ne couvre pas cet espace, ce qui donne un 2 contre 1.
C'est aussi un problème qui a été mentionné dans les domaines à améliorer lors du match de pré-saison contre Barcelone, car l'équipe catalane a repéré cette faiblesse particulière et l'a exploitée en transition.
Si vous regardez ci-dessous comment le Shakhtar Donetsk (blanc) défend contre la Roma (rouge), vous pouvez voir à quel point ils sont compacts et qu'ils ne laissent aucun espace même pour passer le ballon.
Ce n'est peut-être pas arrivé à un moment important du match, mais l'exemple ci-dessous reste significatif car il renforce l'importance de la synchronisation de l'équipe. Plus précisément, la configuration de Fonseca nécessite que les 10 joueurs de champ se déplacent ensemble pour que le pressing fonctionne.
Comme vous pouvez le voir, Provedel tire un coup franc et Tijjani Reijnders ne se rend pas compte que Pavlovic est derrière lui. Il touche le ballon et le ballon passe derrière Pavlovic. S'il y avait un joueur de la Lazio quelque part près de cet espace, Tomori aurait été en difficulté.
Reijnders n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait son coéquipier et Pavlovic ne savait pas que Reijnders tentait de marquer de la tête. C'est un élément tacite mais important du football : la compréhension entre coéquipiers.
— Rohit Rajeev (suivre @keralista) (@keralista_v2) 2 septembre 2024
Que doit faire Fonseca ? Le plus grand défi auquel Milan doit faire face est de passer d'une équipe de pressing masculin à une équipe de marquage en zone, et il faudra du temps pour le perfectionner. Le problème est que la patience des joueurs et des supporters n'est pas infinie.
Le marquage en zone est quelque chose que beaucoup d'entraîneurs comme Jürgen Klopp, Thomas Tuchel et Maurizio Sarri utilisent, il est donc important que Milan apprenne à le faire sous Fonseca car un changement d'entraîneur pourrait amener quelqu'un qui souhaite faire la même chose.

