Adrien Rabiot est toujours sans club après avoir quitté la Juventus une fois son contrat expiré fin juin, et l'AC Milan réfléchirait à un transfert.
Comme le rapporte ce matin La Gazzetta dello Sport, Rabiot est en vacances depuis le 9 juillet – demi-finale de l'Euro contre l'Espagne – parce que son contrat avec les Bianconeri, qui arrivait à échéance, n'a jamais été renouvelé et qu'entre-temps aucun autre club n'a satisfait ses exigences.
L'urgence grandit
Maintenant que septembre approche et que ses coéquipiers sont « de retour à l'école », Rabiot est lui aussi pressé de comprendre ce que lui réserve l'avenir. Milan est désireux d'explorer une affairemême s'il y a une série d'obstacles à surmonter.
Ce n'est pas tant qu'il y a une limite de temps pour franchir la ligne d'arrivée (en tant qu'agent libre, le joueur serait libre de signer à tout moment, même après le 30 août) mais parce qu'avec le championnat en cours et la Ligue des champions à venir, la saison va bientôt battre son plein.
Rabiot connaît le championnat et les grandes compétitions, il n'aurait donc pas besoin de temps pour s'adapter, mais le style de Milan et les tâches de Fonseca seraient également nouveaux pour lui, dans un milieu de terrain qui en sortirait presque complètement renouvelé.
Ismael Bennacer, Yacine Adli et Tommaso Pobega pourraient tous partir, Youssouf Fofana ayant été recruté, Ruben Loftus-Cheek reculant et Yunus Musah étant relégué au centre. On s'approche donc d'un milieu de terrain entièrement renouvelé.
Obstacles et solutions
Rabiot permettrait à l'entraîneur d'élargir le nombre de solutions tactiques tandis que sa qualité technique se marie parfaitement avec les idées de domination et de possession sur lesquelles se base le jeu de Fonseca. En plus d'offrir de la polyvalence, l'ancien joueur du PSG est aussi un leader expérimenté, ce qui aide.
Mais au-delà des bonnes intentions, il faut faire face à la réalité. Lors de sa dernière année à la Juventus, Rabiot a gagné 7,5 millions d'euros nets et pour l'avenir, il cherche un projet encore plus gratifiant, c'est-à-dire un contrat encore plus riche.
C'est sa mère Véronique qui est en charge des négociations et jusqu'à présent elle n'a accordé de rabais à personne. Milan lui offrirait un projet ambitieux et un rôle de leader qu'il n'aurait peut-être pas ailleurs.
Le deuxième obstacle est celui des ventes que Milan devrait nécessairement faire, comme le départ de Bennacer, pour se débarrasser de son salaire de 4 millions d'euros et toucher une somme conséquente. La clause de 50 millions d'euros de l'Algérien est élevée même pour le marché arabe et de fait les Rossoneri sont prêts à négocier.
Milan a dépensé 70 millions d'euros pour recruter jusqu'à présent et a conservé tous les grands noms du groupe. Rabiot serait un autre grand nom à ajouter et sans avoir besoin de dépenser sur le prix, mais avec un salaire élevé même s'il décidait d'alléger les exigences.

