La question est souvent posée de savoir comment fonctionne concrètement la hiérarchie de l'AC Milan, et plus précisément quels sont les pouvoirs de chaque membre de la direction.
Cela s'applique surtout au PDG Giorgio Furlani, étant donné que certains médias ont suggéré qu'il avait le dernier mot sur les cibles choisies par le directeur technique Geoffrey Moncada, tandis que d'autres pensent que Gerry Cardinale a le pouvoir de signature.
Selon Felice Raimondo, les registres de la Chambre de commerce montrent que Furlani peut désormais se déplacer librement pour chaque opération de signature unique (c'est-à-dire indépendamment) jusqu'à 30 millions d'euros bruts, ce qui représente une liberté encore plus grande que son prédécesseur Ivan Gazidis.
Ces opérations comprennent des accords avec les agents sportifs et les salaires des joueurs pour toute leur durée. Cela signifie, en mettant quelques chiffres, que Furlani peut signer le renouvellement d'un joueur valant 3 millions d'euros nets par saison sans Décret de Croissance (environ 6 millions d'euros bruts) pour un contrat de cinq ans (6×5=30) en toute autonomie.
Pour les opérations entre 30 et 100 millions d'euros bruts, la signature conjointe de Furlani et du propriétaire Cardinale est toutefois requise ainsi que l'avis positif du Comité Technique, qui comprend également Zlatan Ibrahimovic et Moncada.
Par exemple, Morata – qui selon les médias a signé un contrat d’une valeur nette de 4,5 millions d’euros – a coûté environ 9 millions d’euros bruts pour quatre ans, ce qui équivaut à un engagement salarial potentiel de 36 millions d’euros.
Ainsi, la signature de l'arrivée peut être considérée comme une responsabilité collective étant donné qu'il a été finalisé avec une double signature plus l'avis positif du Comité Technique.
En ce qui concerne le budget réel, toute la gestion évolue dans les marges fixées chaque année par le Conseil d'Administration (ce qu'on appelle improprement budget), et les chiffres sont à juste titre inconnus du public.

