L’attaquant du Real Madrid a répondu aux questions des médias avant le match des huitièmes de finale de l’Euro contre la Belgique.
Kylian Mbappé, capitaine de l’équipe de France, a répondu aux questions des médias avant le match qui opposera la vice-championne du monde à la Belgique à Düsseldorf. Le nouveau joueur du Real Madrid, qui n’avait pas pris la parole depuis le match inaugural contre l’Autriche, dans ce même stade, a déclaré : “Je ne suis pas encore dans le groupe WhatsApp du Madrid…”.
Fracture du nez : “Sur le coup, je n’ai pas senti que je m’étais cassé le nez. Quand je me suis cogné, je me suis dit que quelque chose s’était passé. Quand je me suis vu dans le miroir, j’ai cru que l’Euro était terminé et que ça pouvait être fini. Je suis content, je suis là. C’est vrai que c’est difficile, parce que j’ai beaucoup d’informations, je n’ai pas bien dormi. C’est compliqué. Je n’ai pas joué contre les Pays-Bas. C’est difficile de rester sur le banc et de ne pas pouvoir aider. J’ai pu jouer contre la Pologne et je suis content”.
Pourquoi ne marquent-ils pas beaucoup de buts et qu’est-ce que le 4-4-2 peut apporter : “Pourquoi ne marquons-nous pas ? Parce que nous ne marquons pas les occasions que nous nous créons. Nous avons des occasions, mais nous ne les mettons pas au fond. Maintenant, le plus important, je pense, d’après mon expérience, c’est qu’il faut que cela reste dans l’esprit des gens. Le plus important est de créer des occasions, bien sûr qu’il faut les mettre au fond. C’est clair que ça a été un problème en phase de groupes. Maintenant, c’est une autre compétition qui commence. C’est la mort subite, l’élimination directe. Il va falloir marquer les occasions que nous nous créons”.
Le 4-4-2 : “Je ne sais pas, il faut demander à l’entraîneur. Je ne sais pas ce qu’il a préparé. Il faut lui demander”.
Le niveau de la France : “Espérons que ce sera la France qui se lève. Je pense qu’il ne faut pas chercher d’excuses. Nous n’avons pas fait une phase de groupes de haut niveau. Nous sommes qualifiés, nous avons la possibilité d’aller en quarts. Je pense que nous sommes une bonne équipe. Nous avons une grande équipe en face demain. Il n’y a pas de doutes particuliers dans le vestiaire. Je pense que nous sommes conscients que nous n’avons pas terminé premiers. Tout le monde est prêt pour demain”.
Comment les défenseurs belges vont le défendre : “Quand on joue avec le nez cassé et qu’on n’a pas été opéré, c’est différent. Je pense que l’autre jour, Lewandowski n’a pas fait exprès de me toucher le nez. Franchement, je sais dans quoi je me suis embarqué quand j’ai décidé de ne pas me faire opérer. C’est une situation nouvelle, donc il n’y a pas de surprise. Cela peut me faire recevoir des coups et que la douleur persiste. Je vais tout donner pour porter la France au plus haut niveau. Le nez ne va plus se casser”.
Les élections : “Je pense que cela dépend un peu de vous (de l’importance que vous leur donnez). Bien sûr, cela ne change rien. Cela ne change rien. Nous allons attendre les résultats et les estimations. Quand ce sera fini, je verrai ce qui se passe. Ensuite, il y a les deuxièmes élections et que tout se passe bien”.
Pression : “Quand on ne se relève pas… C’est un match à élimination directe. Si tu ne gagnes pas, tu rentres chez toi en vacances. Nous sommes prêts. Nous savons à quoi nous devons faire face demain. Nous avons l’équipe, les joueurs et le staff capables de relever le défi”.
Belgique : “Ils ont perdu contre la Slovaquie, mais nous n’avons pas gagné contre l’Autriche et les Pays-Bas. C’est une grande équipe, elle a perdu des joueurs importants. C’est une nouvelle génération qui arrive, qui veut écrire l’histoire. C’est une menace. Nous savons contre quel type d’équipe nous jouons. Il y a de grands joueurs en face. Nous avons hâte de jouer. On ne commence pas le match 1-0 pour leur avoir gagné en 2018. Sur le terrain, personne ne pense qu’on va gagner parce qu’on les a battus”.
Real Madrid et Courtois : “Je ne suis pas encore dans le groupe WhatsApp du Real Madrid. J’espère que ça ne va pas tarder (rires). Je n’ai pas encore parlé à Courtois. Je le connais, mais je n’ai pas parlé avec lui. C’est mieux qu’il ne soit pas là, parce que je serais plus dur avec lui”.
Le masque et le communiqué des élections législatives : “C’est difficile de jouer avec le masque, ça limite la vision. J’ai l’impression depuis le premier jour que je regarde le match en 3D et que je suis en VIP pour voir l’Euro. Je n’ai pas le choix. C’est gênant. Je l’ai vu, j’ai changé de masque. Et j’en change encore plus quand vous me prenez en photo (…) Je pense que ce ne sont pas les seuls éléments qui ont retardé le communiqué. Ma fracture, ma blessure. Les résultats n’ont pas aidé. Il va falloir faire quelque chose. On allait le faire mais il y a des choses qui ont retardé tout ça”.
Comment il se sent physiquement et mentalement : “Mentalement, je me sens bien. Comme je l’ai dit avant de commencer l’Euro, je suis heureux d’être avec l’équipe de France. Mon Euro n’a pas commencé comme je le voulais. Je suis là. Je suis là pour essayer de réussir. L’Euro est la seule chose à laquelle je pense en ce moment. Umtiti ? Tout le monde sait qu’il a joué la Coupe du Monde avec une blessure. Il a été très important. On se souvient de son but contre la Belgique en 2018. La seule chose que j’ai à lui dire, c’est merci pour tout ce qu’il a fait pour la France. Après la Coupe du Monde, il a eu des saisons très difficiles. C’est le seul message que j’ai. C’est un phénomène”.

