La victoire de l’AC Milan face à Como (2-1) samedi dernier n’a pas calmé les tensions. Si Christian Pulisic et Tijjani Reijnders ont offert trois points précieux, le journaliste Pietro Mazzara (Milannews) pointe deux choix controversés de l’équipe dans son analyse post-match.
Le malaise avec la Curva Sud
Dès avant le match, la Curva Sud avait annoncé prolonger sa protestation (débutée par 15 minutes de silence) contre la direction du club. Une colère qui n’a pas faibli malgré la victoire. À la fin du match, les joueurs ont quitté le terrain sous les sifflets, sans saluer leurs supporters. Mike Maignan, le capitaine, aurait même incité ses coéquipiers à éviter de s’approcher du secteur des ultras.
Pour Mazzara, ce geste interroge : « Les sifflements, c’est une protestation légitime. Ils expriment une déception mêlée d’amour pour le maillot. En ne venant pas vers la Curva, l’équipe a peut-être voulu se protéger… Mais un capitaine doit savoir lire les situations, même désagréables. Milan est 9ᵉ, personne ne peut être satisfait », assène-t-il. Un silence qui risque d’élargir la fracture entre le groupe et ses fans.
La photo du vestiaire qui passe mal
Autre sujet d’agacement : la publication d’une photo du vestiaire en liesse après le match. « Célébrer une victoire contre Como comme un triomphe, c’est décalé. Pour un club comme le Milan, battre une équipe de milieu de tableau devrait être normal », critique Mazzara. D’autant que la première mi-temps a vu Como « dominer largement » les Rossoneri, justifiant les sifflets à la pause.
Le journaliste rappelle que le contexte – une saison décevante – exige humilité : « On peut comprendre la joie de gagner, mais il ne faut pas surjouer l’enthousiasme. Surtout quand le match a montré les mêmes fragilités. »
Entre victoire et tensions, l’équilibre fragile
Si les trois points soulagent sportivement, ils n’effacent pas les problèmes. Entre ultras en colère et célébrations perçues comme excessives, le Milan doit retrouver une connexion avec son public. Comme le résume Mazzara : « Personne ne peut être heureux dans cette situation. Même une victoire devient un prétexte à controverse. »
Preuve que, malgré le succès, la crise de confiance persiste.

