La sélection marocaine a réécrit l’histoire à Doha en devenant la première équipe africaine à atteindre les demi-finales d’un Mondial. Si ce parcours au Qatar était un conte de fées, les Lions de l’Atlas abordent la Coupe du Monde 2026 avec le statut de grande nation du football mondial. Décryptage des raisons pour lesquelles le Maroc sera encore plus dangereux en Amérique du Nord qu’il y a quatre ans.
2025 : l’année du grand bond en avant
La sélection marocaine U20 a remporté le Championnat du Monde des moins de 20 ans en battant l’Argentine 2-0 en finale. Le Maroc U17 a atteint les quarts de finale du Mondial de sa catégorie, enchaînant des performances impressionnantes dont une victoire 16-0 contre la Nouvelle-Calédonie. La sélection A a remporté la Coupe arabe des nations 2025 et atteint la finale de la CAN 2025.
Achraf Hakimi est devenu le premier joueur marocain de l’histoire à soulever la Ligue des Champions et il a inscrit un but en finale. Un symbole fort pour une nation qui avance à grands pas.
Luis de la Fuente, sélectionneur de l’Espagne, ne cache pas son admiration :
« Ils ont une excellente équipe et viennent de remporter le Mondial U20. Leurs joueurs évoluent dans les meilleures ligues du monde et remportent des trophées significatifs. »
Comment le Maroc s’est qualifié
Mieux que quiconque sur le continent africain. Le groupe marocain en éliminatoires était composé du Niger, de la Tanzanie, de la Zambie, du Congo et de l’Érythrée (retirée). Dans cette campagne, le Maroc n’a perdu aucun point.
Anecdote savoureuse : le Maroc a atteint sa septième participation en Coupe du Monde, égalisant ainsi le record continental détenu par… le Cameroun, absent de cette édition 2026.
CAN 2025 : une finale perdue et une polémique qui laisse des traces
Marouane Chamakh, ancien joueur d’Arsenal et de la sélection marocaine, a récemment déclaré :
« Je parle objectivement, pas uniquement parce que je suis Marocain. Achraf Hakimi mérite le Ballon d’Or. »
Cette affirmation trouve aujourd’hui un écho retentissant. En tant qu’arrière droit, Hakimi s’est imposé comme l’un des grands artisans du doublé historique du Paris Saint-Germain, qui vient de conserver sa couronne en Ligue des Champions en s’imposant face à Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b.) le 30 mai 2026 à Budapest. En disputant l’intégralité des 120 minutes de cette finale haletante, le numéro 2 parisien a une nouvelle fois prouvé son indispensabilité. Grâce à ce succès, le PSG est devenu le deuxième club européen de l’ère moderne à conserver son titre d’une année sur l’autre.
Avec ce nouveau sacre, le joueur de 27 ans entre définitivement dans la légende : il soulève la troisième Ligue des Champions de sa carrière (après 2018 avec le Real Madrid et 2025 avec Paris). Surtout, cette 17e consécration européenne fait officiellement de lui le joueur africain le plus titré de l’histoire du football.
Ajoutez à cela une victoire avec le Maroc lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, l’élevant un cran au-dessus d’une simple place de finaliste, ainsi que son succès en Coupe arabe des nations, et vous obtenez le CV d’un candidat naturel pour la distinction suprême, dont la valeur sur le marché n’a jamais été aussi élevée.
Mais tout le monde le comprend : le grand rendez-vous du quadriennat tranchera définitivement le débat autour du Ballon d’Or. Si Hakimi est d’ores et déjà une légende de la sélection marocaine, ses statistiques brutes en Coupe du Monde restent pour le moment modestes (0 but, 1 passe décisive). Le Mondial 2026, qui se profile à l’horizon, est son rendez-vous ultime pour rectifier cette anomalie statistique et transformer une saison de tous les records en un Ballon d’Or indiscutable.
Brahim Díaz : rejeté par l’Espagne, récupéré par le Maroc
Ignoré par l’Espagne après une unique apparition en amical avec la Roja, Brahim Díaz a fait le choix décisif de représenter le Maroc en 2024, devenant instantanément le maître à jouer créatif tant espéré par les Lions de l’Atlas. Son impact a été retentissant lors de la CAN 2025, compétition dont il a terminé meilleur buteur en trouvant le chemin des filets à cinq reprises face à cinq adversaires différents, marquant au passage quatre buts cruciaux pour son équipe. Si ce bilan comptable exceptionnel a malheureusement été en partie éclipsé par son penalty raté d’une audacieuse Panenka lors de la tumultueuse finale face au Sénégal, le milieu offensif compte bien capitaliser sur cette expérience. Désormais incontournable dans le dispositif marocain, il aborde la prochaine Coupe du Monde avec une soif de revanche et la ferme intention de laver cette petite tache sur la plus prestigieuse des scènes mondiales.
Mohamed Ouahbi : dans les pas de l’architecte Regragui
Nommé à la tête des Lions de l’Atlas en 2026, Mohamed Ouahbi hérite de la fondation en béton armé bâtie par Walid Regragui. Ce dernier avait sauvé la sélection in extremis en 2022, remplaçant Vahid Halilhodžić à trois mois seulement du Mondial qatari en ressoudant un groupe fracturé grâce au rappel des cadres et à l’instauration salvatrice d’un « camp familial ». Aujourd’hui, Ouahbi s’inscrit dans la parfaite continuité de cet héritage : la philosophie reste axée sur un bloc bas ultra-organisé où la rigueur défensive prime sur tout le reste. Les statistiques témoignent de cette évolution vers une fermeture totale du jeu : si le Maroc avait encaissé cinq buts en sept matchs lors de son épopée de 2022, il n’en a concédé qu’un seul sur le même nombre de rencontres lors de la CAN 2025. Cette forteresse quasi imprenable s’impose comme la véritable marque de fabrique de l’équipe… et s’avère être une aubaine absolue pour les parieurs misant systématiquement sur les « moins de 2,5 buts ».
Groupe C : le Brésil d’abord, Haïti pour finir
Le tirage a placé le Maroc dans un groupe complexe aux profils très variés : Brésil, Écosse et Haïti. Le bookmaker 1XBet donnent les Lions de l’Atlas deuxièmes du groupe.
| Sélection | Cote victoire groupe | Cote qualification |
|---|---|---|
| Brésil | 1,39 | 1,01 |
| Maroc | 5,30 | 1,12 |
| Écosse | 12,00 | 1,37 |
| Haïti | 130,00 | 7,50 |
Programme de la phase de groupes :
| Date | Match | Lieu |
|---|---|---|
| 13 juin | Brésil vs Maroc | MetLife Stadium, New Jersey |
| 19 juin | Maroc vs Écosse | Gillette Stadium, Foxborough |
| 24 juin | Haïti vs Maroc | Mercedes-Benz Stadium, Atlanta |
Fait historique : en 1998, l’Écosse, le Brésil et le Maroc se retrouvaient déjà dans le même groupe. À l’époque, les Marocains et les Écossais avaient été éliminés dès la phase de poules.
Un autre fait à retenir : le 25 mars 2023, le Maroc avait battu le Brésil 2-1 en match amical, première victoire d’un pays arabe sur les Brésiliens dans toute l’histoire.
L’ossature de l’équipe
Sur 26 joueurs sélectionnés, 60 % sont nés en dehors de l’Afrique. Ils ont reçu une éducation footballistique européenne, mais ont conservé la passion africaine.

Parmi les nouvelles têtes, on distingue Bilal El Khannous, qui brille en Bundesliga avec Stuttgart, et Ayoub Bouaddi, qui a choisi de représenter le Maroc plutôt que la France, l’un des symboles de la nouvelle génération des Lions de l’Atlas.
Joueurs clés de la sélection :
| Secteur | Joueur | Club |
|---|---|---|
| Gardien | Yassine Bounou | En club |
| Défense | Achraf Hakimi (cap.) | PSG |
| Milieu | Sofyan Amrabat | Real Betis |
| Milieu | Bilal El Khannous | Stuttgart |
| Attaque | Brahim Díaz | Real Madrid |
| Attaque | Hamza Igamane | Lille |
Pourquoi ne pas croire au sacre final du Maroc ?
Pourquoi pas ?
Le Maroc a été la première sélection africaine à inscrire des points en Coupe du Monde en 1970. En 1986, il devient la première équipe du continent à atteindre les huitièmes de finale. Puis en 2022, il entre dans l’histoire en devenant la première nation africaine à atteindre les demi-finales. Alors pourquoi l’équipe de Mohamed Ouahbi ne serait-elle pas la prochaine à franchir la dernière marche ?
Après tout, une finale se joue sur un match, un moment, une étincelle, une seule nuit peut suffire pour écrire l’histoire.
Cote victoire finale Maroc : 65,00 (1XBet)
Les cotes sont données à titre indicatif et sujettes à évolution.
