On a beaucoup écrit sur l'absence de Zlatan Ibrahimovic en Italie au cours des deux dernières semaines, et son interview tant attendue avant le match contre Liverpool hier soir a suscité un examen plus approfondi.
Comme le rappelle MilanNews, Ibrahimovic est revenu lundi avec Gerry Cardinale qui a quitté le pays après avoir assisté en personne au match de Venise. Zlatan a parlé aux caméras, mais l'impression était – une fois de plus – celle d'un réalisateur qui ne veut pas sortir de son personnage.
« Je suis responsable, je suis le patron et tout le reste fonctionne pour moi » il a dit avant le match. C'est une déclaration que l'on entend rarement (voire jamais) de la part d'un directeur de club. L'interview avec Sky était une discussion machiste sur le fait d'être le patron et de garder les chatons sous contrôle en tant que lion, ce qui n'aide guère les fans.
Il faut également noter la froideur avec Zvonimir Boban, le même homme qui a contribué à son retour à Milan lorsqu'il était joueur. Bref, Zlatan est peut-être désormais en costume-cravate et au début d'une carrière loin du football, mais sa personnalité n'a pas changé
Ibrahimovic a déclaré qu'il était le patron de tout et de tous, mais il n'a pas montré son visage à la fin du match. Paulo Fonseca s'est présenté devant les médias, comme il est obligé de le faire en tant qu'entraîneur principal, face à la musique du panel de Sky qui a pointé les défauts de son équipe.
Fonseca a été l'entraîneur choisi par Ibra et il a dû être défendu quelques jours avant un derby que Milan a déjà perdu six fois lors des six derniers matchs. Il y a eu des huées et des huées à la fin du match d'hier soir, quelque chose qui ne s'était pas vu aussi tôt dans le règne d'un entraîneur depuis Marco Giampaolo.
