Avec seulement un point sur six disponibles et quatre buts encaissés en 180 minutes, on peut dire que Paulo Fonseca n'a pas connu le meilleur des débuts en tant qu'entraîneur de l'AC Milan.
La Gazzetta dello Sport parle d'un “panorama sombre” à Milan avec Fonseca comme principal accusé, sans oublier que le nouvel entraîneur a été choisi par la direction du club alors qu'il y avait d'autres noms disponibles.
Au vu de ce qui s'est passé lors des deux premiers matchs, il est légitime de se demander si la décision était la bonne. Le rapport a souligné cinq domaines qui manquaient jusqu’à présent.
Pressage: Quand Fonseca a déclaré vendredi que Noah Okafor, et non Luka Jovic, remplacerait Morata, blessé, en attaque parce qu'il était plus enclin à presser plus haut, cela a été un peu déroutant car il s'agit d'une consigne d'équipe plus que d'une consigne individuelle.
Après 70-80 minutes de pressing faible contre le Torino, il ne suffit pas de déclarer que cela doit se reproduire au prochain match, il faut créer les conditions pour le faire sans risque. Si le pressing échoue, il faut empêcher les adversaires de s'échapper dans les espaces situés derrière.
Exposition: Les consignes de l'entraîneur de Parme, Fabio Pecchia, étaient claires : laisser le Milan avancer et ensuite les contre-attaquer. Les Rossoneri attaquaient sans couverture, c'est-à-dire sans aucun plan de marquage préventif pour amortir les transitions négatives en cas de perte de balle.
Chaque contre-attaque de Parme a donné lieu à quelque chose de dangereux devant Mike Maignan. L'équipe était à bout de souffle, les départements déconnectés. Parme a gâché de nombreuses occasions et le résultat aurait été humiliant si le nouveau défenseur Strahinja Pavlovic n'avait pas comblé de nombreuses lacunes.
Sous-estimation : L'impression est que Fonseca, son staff et de nombreux joueurs ont quelque peu sous-estimé les jeunes stars de Parme. Man, Sohm, Mihaila et Bonny sont quatre joueurs dévastateurs en terrain découvert, avec Bernabé comme directeur technique et grande intuition.
Au cours des deux dernières saisons de Serie B, Parme a montré le jeu le plus intense et vertical, prouvant qu'il s'agissait d'une équipe à affronter avec prudence. Au lieu de cela, Milan les a affrontés avec la poitrine bombée et s'est exposé à l'autre bout du terrain.
Rafael Leão : Leao n'arrive pas à monter en gamme, à passer du statut de joueur prometteur à celui de champion mature. Il est prisonnier de sa « zone de confort », le flanc gauche où il dribble et accélère. Il se déplace rarement vers l'axe, et c'est comme s'il considérait les passes décisives plus importantes que les buts.
À 25 ans, il doit prendre plus de responsabilités dans ses tirs et se montrer plus impitoyable. Il ne suffit pas d'être bon, et Cristiano Ronaldo doit être son inspiration. CR7 était obsédé par les buts quand il était jeune, ce n'est pas le cas de León.
Communication: Fonseca a pris la responsabilité dans le feu de l'action, après la défaite à Parme, avec une attitude triste. Des mots lourds, qui sonnent déjà comme des mots définitifs, même si nous en sommes au deuxième match. Il semble s'agir d'une communication faible, ou plutôt d'une manifestation de faiblesse.
En août, il est légitime d'attendre quelque chose de plus positif et d'exhortatoire envers l'équipe. Prendre toute la responsabilité est un beau geste, mais on peut l'utiliser une fois, deux au maximum. La troisième fois, il faut en tirer les conséquences, sinon cela devient un exercice rhétorique vide.
