Cristiano Ronaldo ne compte pas raccrocher les crampons de sitôt. À 40 ans, la star portugaise vient de prolonger son contrat avec Al-Nassr pour deux années supplémentaires, avec à la clé un pactole faramineux. Selon BeIN Sports, il toucherait désormais 180 millions d’euros par an, un montant qui fait tourner les têtes — même dans les hautes sphères du football européen.
Pour donner un ordre d’idée : seuls huit clubs sur l’ensemble du Vieux Continent (Real Madrid, Bayern Munich, Manchester City, Manchester United, Chelsea, Arsenal, Barcelone et le PSG) affichent une masse salariale supérieure à ce que Ronaldo empoche en une saison en Arabie saoudite.
Et le plus frappant ? Six poids lourds du football européen dépensent moins en salaires pour l’ensemble de leur effectif que ce que Ronaldo gagne à lui seul. Voici lesquels.
Liverpool : presque à égalité
Du côté de Liverpool, le retour au sommet de la Premier League sous Arne Slot devrait s’accompagner d’un remaniement d’effectif, mais la prudence budgétaire reste de mise. Selon les estimations, les Reds versaient environ 152 millions d’euros en salaires la saison dernière — soit à peine 28 millions de moins que le revenu annuel de CR7.
Avec des départs comme celui de Trent Alexander-Arnold et des arrivées ciblées (Florian Wirtz notamment), les contours de la prochaine masse salariale ne devraient pas bouleverser l’équilibre financier du club.
Inter Milan : deux finales d’Europe avec moitié moins
L’Inter prouve qu’on peut viser les sommets sans faire exploser la banque. Malgré une masse salariale estimée à 144 millions d’euros, soit presque deux fois moins que le Real Madrid, les Nerazzurri ont disputé deux finales de Ligue des champions en trois ans.
La nouvelle ère ouverte par Cristian Chivu démarre avec les arrivées de Luis Henrique, Petar Sucic et Nicola Zalewski. Des recrues prometteuses, mais peu susceptibles de faire grimper significativement la note salariale.
Newcastle : les limites d’un nouveau riche
Newcastle, racheté par le même fonds saoudien qui finance Al-Nassr, progresse à vue d’œil sur et en dehors du terrain. Mais le club reste freiné par les règles strictes du fair-play financier anglais (PSR).
Résultat : la masse salariale tourne autour de 122 millions d’euros, soit encore loin du salaire de Ronaldo. Une éventuelle prolongation bien méritée pour Alexander Isak ou de nouveaux renforts pourraient changer la donne… mais il faudrait presque doubler les dépenses pour atteindre les sommets du quintuple Ballon d’Or.
Atlético de Madrid : une rigueur bien huilée
Présent depuis plus d’une décennie dans le haut du panier européen, l’Atlético reste fidèle à sa gestion rigoureuse. Sous Diego Simeone, les Colchoneros ont su bâtir un groupe compétitif sans se ruiner.
Avec des cadres comme Antoine Griezmann, Jan Oblak ou encore Julian Alvarez, le club madrilène consacre environ 137 millions d’euros annuellement à ses salaires. Une belle enveloppe, mais toujours inférieure au jackpot de Ronaldo — ironie du sort pour un ancien rival de la capitale.
Tottenham : un budget sous contrôle malgré le retour en C1
Les Spurs ont peut-être vécu une saison de montagnes russes (17e en Premier League avant un redressement express via la Ligue Europa), ils font néanmoins leur retour en Ligue des champions.
Leur masse salariale s’élevait à 123 millions d’euros, légèrement en dessous de celle d’Aston Villa. Mais le club londonien garde une structure financière saine, avec une politique de dépenses maîtrisées par rapport à son chiffre d’affaires.
Naples : champion d’Italie, mais petit joueur côté salaires
Sacré en Serie A en 2023, Naples n’a pas pour autant cédé à la folie des grandeurs. Sous Antonio Conte, on peut s’attendre à quelques coups d’éclat sur le mercato — l’arrivée de Kevin De Bruyne (libre, mais au salaire non négligeable) en est un exemple — mais la base reste modeste.
L’an dernier, le club italien n’a dépensé que 87 millions d’euros en salaires. Moins de la moitié de ce que Ronaldo touche en une seule saison à Riyad. Une preuve supplémentaire que les performances ne sont pas toujours corrélées aux sommes astronomiques versées.
Cristiano Ronaldo, toujours une galaxie à part
À 40 ans, Cristiano Ronaldo reste un cas à part dans le paysage du football mondial. Non seulement par sa longévité au plus haut niveau, mais aussi par les montants stratosphériques qu’il continue de générer. Quand six géants européens font preuve de rigueur budgétaire, lui continue d’évoluer dans une autre dimension… à tous les niveaux.
